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Mandela, l’homme « arc-en-ciel »

Le par

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Prix Nobel de la paix, premier président noir de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela était et restera la plus grande figure de la lutte contre les discriminations raciales. Celui qui a enduré 27 ans de captivité pour avoir clamé  « Je hais intensément la discrimination raciale sous toutes ses formes, je l’ai combattue pendant toute ma vie, je la combats ici et je le ferai jusqu’à la fin de mes jours » fait partie de ces géants qui ont changé le cours de l’histoire en transformant un régime raciste et détesté en une « Nation arc-en-ciel » admirée dans le monde entier.

Né le 18 juillet 1918 dans l’ancien Bantoustan du Transkei à l’est de la province du Cap Oriental, Nelson Mandela décroche un diplôme en droit en 1942. Il crée ensuite le premier cabinet d’avocats noirs d’Afrique du Sud aux côtés d’Oliver Tambo un autre militant de la cause anti-apartheid, puis la Ligue de la jeunesse de l’ANC, quelques années avant que l’apartheid ne soit instituée dans le pays. L’engagement de Nelson Mandela contre la répression lui vaut de nombreux procès au cours desquels il est accusé de trahison, sabotage et complot. En 1964, Il est condamné à la prison à vie.

Malgré la dureté de sa détention, il refuse sa libération en échange du renoncement public à la lutte contre l’apartheid. Son combat prend alors une dimension mondiale. Mandela devient le symbole du combat contre l’oppression et le racisme. Le régime d’apartheid est mis au ban des organisations internationales. Ses dirigeants et ses entreprises sont boycottés. C’est le début de la fin. Le 11 février 1990, Nelson Mandela est enfin libéré après 27 ans et 190 jours de détention. Elu président de l’ANC en 1991, il reçoit le prix Nobel de la paix conjointement avec le président De Klerk en 1993. Ensemble, ils ont mis fin au régime d’apartheid. Ensemble ils ont œuvré à une transition apaisée vers une démocratie pluraliste et multiraciale. Les premières élections générales du 27 avril 1994consacrent cette victoire en portant Mandela à la tête du pays. C’est la première fois qu’un noir dirige l’Afrique du Sud.

 » Nelson Mandela, ce nom sonne et résonne sur tous les continents avec la puissance irrésistible du destin car vous avez montré ce que peut la force fragile d’un homme (…) j’admire, nous admirons, nous qui vous accueillons ici, l’homme que nous avons vu sortir de sa prison le 11 février à 15 h 14  (…) le visage calme, sage, grave, sans amertume, sans un mot de colère ni de vengeance, inflexible, indomptable, face aux outrages subis sans compromission et plein de compréhension, capable d’aller au devant de ceux qu’hier vous rejetaient, respectueux de ceux qui vous avaient si longtemps méprisé, prêt à discuter avec les successeurs de ceux qui vous avaient condamné, de ceux qui vous avaient emmuré dans le silence des bagnes. Telle est la force des Droits de l’Homme lorsque l’opinion des peuples soutient leur défenseur. Aujourd’hui c’est le prisonnier qui guide ses geôliers sur les chemins de la liberté, c’est lui qui montre à ceux qui se croyaient les maîtres qu’ils étaient esclaves de leurs préjugés et qui leur enseigne comment on peut s’affranchir ensemble du système où fut enfermée la patrie commune  » déclare François Mitterrand lors de la visite en France de Nelson Mandela le 6 juin 1990.

Cette extraordinaire leçon de sagesse et de rectitude métamorphose l’Afrique du sud. La réconciliation, voulue et menée tambour battante par Nelson Mandela, fait  des miracles. La Nation raciste et recroquevillée sur elle-même devient « La Nation arc-en-ciel »  et accomplit le rêve de son inspirateur en abattant les barrières de races et de castes. Cette transformation politique et humaine s’accompagne d’une renaissance économique, sociale et éducative qui propulse l’Afrique du Sud au rang de modèle d’une Afrique libre et sans complexe.

Mais l’aura de Mandela s’est autant forgée dans ce qu’il était que dans ce qu’il a fait. Sa simplicité, sa dignité, son refus absolu de la vengeance exprimaient une personnalité hors du commun qui a subjugué les sud-africains et le monde entier. Dans son autobiographie « Un long chemin vers la liberté », commencée en 1974 au pénitencier de Robben Island, Mandela a tout dit cette fusion entre un homme et son combat.

« (…) C’est au cours de ces longues années solitaires que la faim de liberté pour mon peuple est devenue faim de liberté pour tous, Blancs et Noirs. Je savais parfaitement que l’oppresseur doit être libéré tout comme l’oppressé. Un  homme qui prive un autre homme de sa liberté est un prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l’on me prive de ma liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépendants de leur humanité (…) »

Le monde pleure en Mandela un homme universel, un homme de l’humanité…

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